Facebook et Google s’engagent dans la lutte contre les fake news

Les réseaux sociaux et les sites d’informations ont pris une dimension importante dans l’information au quotidien des personnes. Ils présentent jusqu’à aujourd’hui une véritable vulnérabilité face aux fausses nouvelles et aux infos bidonnées qui peuvent être très virales et influencer grandement la population. Pour réagir face à cette menace importante Facebook et Google ont annoncé mettre en place des moyens de contrôle et de fact-checking.

Les élections américaines ont mis en évidence que des fakes news pouvaient grandement influencer les électeurs. Durant les trois derniers mois avant les élections les fausses informations ont connu une plus grande popularité et une plus grande viralité sur les réseaux sociaux que les informations fiables venant de sites officiels de médias. Bien évidemment les grands sites comme Facebook et Google ont été accusés d’être trop perméables à ce genre d’informations douteuses.

Du coup, Facebook et Google réagissent aujourd’hui en lançant deux initiatives pour lutter contre la désinformation et ne plus être accusés de complicité passive.

facebook google fake news

L’outil de signalement de Facebook

Le réseau social de Mark Zuckerberg va donc bientôt mettre à disposition de ses utilisateurs un outil de signalement : il sera aisément accessible en cliquant sur le coin droit d’une publication. Après signalement d’un certain nombre d’utilisateurs qui considèrent cette information douteuse viendra l’étape de vérification. Pour cela Facebook a noué un partenariat avec des médias établis et divers : l’AFP, BFMTV, L’Express, France Médias Monde, France Télévisions, Libération, Le Monde et 20 Minutes.

Il suffira alors que deux de ces médias confirment la non fiabilité de cette information pour qu’elle soit affublée d’un pictogramme qui précisera aux internautes que cette information est contestée. Il leur sera alors possible de cliquer pour connaitre l’avis et les raisons émises par le média vérificateur.

Si l’utilisateur veut partager tout de même cette publication, son contenu sera toutefois accompagné de l’avertissement « contesté par des tiers » et sa visibilité dans le fil d’actu sera assez limitée. Et, au final l’éditeur à l’origine de cette publication ne pourra pas toucher de partage de revenus avec Facebook.

Il faudra voir bien sûr au fil du temps l’efficacité d’un tel dispositif mais il a le mérite d’exister et permettra certainement de mieux filtrer les informations virales et fausses qui jusqu’à aujourd’hui trouvaient un retentissement important.

Cross Check, l’outil mis en place par Google

Google a aussi lancé son propre programme appelé « Cross Check ». Il s’agit là aussi d’une plateforme de projet de fact-checking collaboratif qui s’appuie sur 17 rédactions et la plateforme analytique CrowdTangle de Facebook. Cette dernière permet de mesurer rapidement la performance d’un contenu sur tous les réseaux sociaux.

Les partenaires annoncés pour la France sont : l’AFP (Agence France-Presse), France Télévisions, Global Voices, Libération, La Provence, Les Echos, La Voix du Nord, Le Monde (Les Décodeurs), Nice-Matin, Ouest-France, BuzzFeed News, France Médias Monde (via les Observateurs de France 24), Rue89 Bordeaux, Rue89Lyon, Rue89 Strasbourg, Storyful et StreetPress. Le principe détaillé de cet outil n’a pas encore été dévoilé mais il reposera sur les mêmes fondamentaux que celui de Facebook.

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Décodex, un moteur de recherche pour déterminer la fiabilité d’un site

Le journal Le Monde vient aussi de lancer un nouvel outil de vérification : Décodex. Il s’agit en fait d’un moteur de recherche intégré dans les pages du Monde et qui permet de vérifier si un site ou une page est plutôt fiable ou non. Il suffit pour cela d’y renter l’url désirée et de lancer l’outil. Le résultat s’affiche sous forme d’avis avec les mentions éventuelles si le site a déjà été sanctionné pour plagiat ou si de fausses informations y ont été identifiées. A chaque fois les sources sont précisées.

Il est clair que rien n’empêchera vraiment de créer de fausses informations et d’essayer de les diffuser mais ces nouveaux outils pourront certainement en limiter la diffusion. Et surtout, ils permettront aux personnes qui se posent des questions ou sont dans le doute d’obtenir un avis éclairé et d’éviter de tomber dans le piège.

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